Pour mesurer l’impact environnemental des bâtiments, on peut se servir de différentes méthodes comme l’Empreinte Carbone et l’ACV (Analyse du Cycle de Vie). Mais l’ACV semble être la plus facile des méthodes pour calculer l’impact environnement d’un bâtiment tout en comparant différentes méthodes constructives. Découvrons ensemble l’essentiel de qu’il faut retenir de cette méthode.

L’ACV : qu’est-ce que c’est ?

La norme ISO 14040 définit cette méthode comme étant une compilation et une évaluation des extrants, intrants et des impacts environnementaux potentiel qu’un système (en l’occurrence un bâtiment) est susceptible de produire au cours de son cycle de vie. Les impacts environnementaux considérés concernent l’eutrophisation, l’acidification des sols et des eaux, la toxicité humaine, la consommation d’énergie et d’eau, l’écotoxicité, les changements climatiques et l’occupation des surfaces.

Quelle différence avec l’empreinte carbone ?

Cette méthode de calcul prend en compte bien plus de paramètres que l’empreinte carbone. Avec cette dernière, on parvient à déterminer la quantité de CO2 qui sera libérée dans l’atmosphère. Mais l’ACV évalue de nombreux autres paramètres et permet de comprendre d’un point de vue plus holistique, les conséquences d’un bâtiment sur l’écosystème. En adoptant l’ACV, il est possible de connaître :

  • Le potentiel de réchauffement global (PRG) qui mesure non seulement le carbone, mais l’ensemble des gaz à effet de serre (GES)
  • Une analyse du cycle de vie des matériaux de construction

Pour est-ce important de réaliser l’ACV des bâtiments ?

Il a été prouvé que les bâtiments ont une part importante de responsabilité dans les émissions de gaz à effet de serre (40%). Les bâtiments constituent donc l’une des principales causes de réchauffement climatique. Cette méthodologie d’évaluation accompagne les professionnels dans leurs efforts pour construire des immeubles durables et moins préjudiciables pour l’environnement. De plus, en garantissant une vie plus saine et plus abordable, elle contribue à l’atteinte des ODD (Objectif du Millénaire pour le Développement).

À noter que ses avantages ne se limitent pas uniquement à l’écoconception. En dehors de l’ACV réalisé sur l’ensemble du bâtiment, il est également possible de mesurer les impacts du chantier. Des données susceptibles d’être utilisées lors des concours, des ventes de terrains, des projets de rénovations et d’urbanisme et les projets d’infrastructures. On peut aussi obtenir des points dans les référentiels de certification tels que BREEAM (BRE Environmental Assessment Method), HQE (Haute Qualité Environnemental), LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) et E+C-.