Avec la pandémie du coronavirus, le secteur de la logistique s’est rendu compte de la nécessité de moderniser ses méthodes de travail. Il y a de plus en plus d’initiatives prises pour désiloter les organisations, accélérer les transformations et améliorer les systèmes d’information. Parmi les pistes de solutions qui répondent favorablement à ces enjeux, on retrouve les drones. Déjà utiles dans les zones portuaires et lors des inventaires, les drones pourraient s’incruster dans l’univers des livraisons clientes.

Les drones déjà aux prises avec les inventaires

Vous le savez bien, le code du commerce oblige les entrepôts à réaliser au moins un inventaire de leur stock par an. Une disposition qui oblige ces derniers à suspendre l’ensemble de leurs activités pendant plusieurs jours et à même recruter des intérimaires afin d’établir l’état des stocks.

Les drones répondent déjà à ce genre de besoin. Il suffit d’étiqueter les différents produits avec des puces RFID (Radio Frequence Identification). Les drones autonomes quant à eux sont équipés soit d’un lecteur de code-barres soit d’un détecteur de signal RFID. Le temps d’exécution s’en trouve drastiquement diminué. S’il fallait 10 personnes pour réaliser un inventaire de 10.000 produits en deux jours de travail continu, un drone autonome peut lui réaliser la même prestation en quatre heures de temps.

Et ce gain de temps permettra à l’entreprise, d’organiser plus fréquemment, des opérations d’inventaires. Elle a ainsi une maîtrise plus accrue de ses stocks et de leur valeur, elle planifie mieux ses approvisionnements, sa production et ses prédictions de délais de livraison. Le drone fait indubitablement partie d’un ensemble de solutions innovantes pour gérer un entrepôt de façon optimale.

A la conquête des zones portuaires

Dans les zones portuaires, le suivi et la localisation exacte de l’emplacement des produits relèvent de la plus haute importance. On commence à se servir des drones non seulement dans le suivi des conteneurs, mais aussi dans la préservation de bonnes conditions d’entreposage.

Grâce au dispositif RFID à puces actives, le drone autonome n’a pas besoin de parcourir les conteneurs un à un pour effectuer une lecture optique des marquages ou des plaques d’identification. Il localise systématiquement l’emplacement du conteneur recherché.

Quant au suivi de l’état d’entreposage, il fait intervenir la reconnaissance visuelle et le machine learning. Après l’identification de l’unité de stockage, les drones peuvent réaliser un état des lieux. Ils peuvent vérifier le bon état des systèmes de fermeture, de la lisibilité du marquage ou encore l’état des parois intérieures et extérieures du conteneur.

Les drones prêts à assurer la livraison des marchandises

On parle de plus en plus de cette possibilité d’utilisation des drones pour effectuer les livraisons aux clients. Une perspective qui offre de nombreux avantages par rapport à l’utilisation des véhicules conventionnels :

  • Gain de temps
  • Gain d’argent (économies sur la carburation et la maintenance des véhicules)
  • Accès aux zones géographiques autrefois difficiles d’accès aux véhicules

En décembre 2016, Amazon Prime Air a réalisé sa première livraison par drones à Cambridge au Royaume-Uni. L’entreprise a par ailleurs, annoncé six mois plus tard, un plan d’investissement destiné à l’ouverture d’un centre R & D à Clichy. Mais la généralisation de la livraison par drone n’est très certainement pas pour demain. Un fabricant de drone estime que cela ne serait possible qu’à l’horizon 2040.

Non pas en raison de la capacité des drones à faire le job mais à cause des questions législatives. En France par exemple, les aéronefs qui circulent sans chauffeur et sans passager sont soumis à une loi d’avril 2012 très restrictive. D’autre part, il y a aussi la gestion de l’espace aérien qui jusque-là, appartenait aux avions et aux hélicoptères.